11.3.07

Brèves de dimanche soir, IV

Donjons et votons



Ils — et elles! — font tout pour que nous les prenions au sérieux, mais le jupon finit toujours par dépasser: où l'on montre ici par un autre exemple — et pour pasticher Clausewitz — que la politique, c'est la continuation des jeux de rôles par d'autres moyens.

*

Trop de mots



Patrick Lagacé, qui trouve déjà qu'il y a trop de mots dans le Devoir, serait peut-être même d'avis que quatre, c'est encore exagéré. Yo, man.

*

50 millions de pèlerins, et moi, et moi, et moi...

Un collègue de MJ, grand explorateur de l'Inde profonde et pittoresque (lui, il connaît intimement chaque pierre du Temple maudit), a porté à son attention cet extrait de documentaire qui devrait bientôt être présenté à la télé. Impressionnant teaser d'un événement assez hallucinant. Et dire qu'on se trouve à l'étroit, parfois, dans les allées de chez Jean Coutu. (Remarquez, vers la fin, la puff XXXL que s'envoie le saint homme hindou derrière la cravate. Et dire que Bill Clinton, lui, n'inhalait même pas...)




9.3.07

Test

En clin d'œil à C., ma sœur


Un psychologue (dont les travaux circulent de manière anonyme dans la cybersphère...) aurait standardisé un certain nombre de formes — neuf, en tout — correspondant à autant de personnalités «de base» différentes. Ces correspondances auraient par ailleurs été testées (et validées) dans le monde entier (sauf en Tchétchénie, en Irak et dans le nord-ouest de l'Ouzbékistan — où ils n'en ont vraiment rien à cirer, si ça se trouve, par les temps qui courent), sur une période de plusieurs années.

Chacun est invité à bien regarder ces neuf images, à choisir celle dans laquelle il ou elle se «retrouve» le mieux, puis à aller voir, un peu plus bas, à quelle «personnalité de base» correspond cette forme. (N.B.: Ces textes sont vraisemblablement des traductions de l'anglais. Je me suis permis d'y intervenir un peu, parfois, pour qu'elles paraissent un peu moins approximatives...)

À vos marques, chers blogteurs...












1. Indépendant — peu conventionnel — intense. Vous exigez une vie libre et sans attaches, qui vous permet de déterminer votre propre cheminement. Vous avez un penchant artistique dans votre travail et vos loisirs. Votre forte envie de liberté fait en sorte que, parfois, vous faites exactement le contraire de ce qu'on attend de vous. Votre style de vie est fortement individualiste. Vous n'imiteriez jamais aveuglément ce qui est «in»; vous cherchez plutôt à vivre selon vos propres idées et convictions, même si cela vous amène à nager à contre courant.

2. Dynamique — actif — extraverti. Vous êtes tout à fait prêt à accepter certains risques et à vous investir fortement en échange d'un travail intéressant et varié. La routine, au contraire, a tendance à avoir un effet paralysant sur vous. Ce que vous aimez le plus c'est d'être capable de jouer un rôle actif dans les événements. En faisant cela, votre initiative est fortement prononcée.

3. Enraciné solidement — bien équilibré — harmonieux. Vous appréciez un style «naturel» et vous aimez la simplicité. Les gens vous admirent parce que vous avez les deux pieds sur terre et qu'ils peuvent compter sur vous. Vous êtes rassurant pour votre entourage. Vous êtes perçs comme étant chaleureux et humain. Vous rejetez tout qui est voyant et banal. Vous avez tendance à être sceptique envers les caprices des tendances de la mode. Pour vous, les vêtements doivent être pratiques et discrètement élégants.

4. Professionnel — pragmatique — sûr de soi. Vous prenez votre vie en main en comptant moins sur la chance que sur vos propres actions. Vous résolvez les problèmes de façon pratique, sans faire de chichi. Vous avez une perspective réaliste des choses dans votre vie quotidienne et vous les abordez sans hésiter. On vous donne beaucoup de responsabilité au travail, parce qu'on qu'on peut compter sur vous. Votre propre assurance se projète sur les autres. Vous n'êtes jamais entièrement satisfait avant d'avoir pu mettre en œuvre vos idées.

5. Paisible — discret — non agressif. Vous ête, comme on dit, «facile à vivre», et discret. Vous vous faites des amis aisément, vous chérissez votre vie privée et votre indépendance. Vous aimez être seul de temps en temps pour contempler la vie et vous amuser. Vous avez besoin d'espace, il vous arrive de vous échapper dans des «jardins secrets», mais vous n'êtes pas pour autant un solitaire. Vous êtes en paix avec vous-même et le monde, et vous appréciez la vie et ce que ce monde vous offre.

6. Insouciant — espiègle — gai. Vous aimez une vie libre et spontanée. Et vous essayez de l'aimer à plein, conformément à votre devise : «On ne vit qu'une fois.» Vous êtes très curieux et ouvert à tout ce qui est nouveau; le changement vous inspire et vous fait grandir. Rien n'est plus mauvais pour vous que lorsque vous vous sentez attaché. Vous expérimentez votre environnement comme plein de ressources et de surprises.

7. Romantique — rêveur — émotif. Vous êtes une personne très sensible. Vous refusez de voir les choses seulement d'un point de vue sobre, rationnel; ce que vos sentiments vous disent est aussi important pour vous. Vous estimez en outre qu'il est important d'avoir des rêves dans la vie. Vous rejetez les gens qui dédaignent le romantisme et qui sont guidés par leur seule raison. Vous refusez toute limitation à la riche variété de vos caprices et de vos émotions.

8. Analytique — digne de confiance — sûr de soi. Votre sensibilité vous attire vers la qualité véritable et durable. Par conséquent, vous aimez vous entourer de «perles» que vous découvrez partout où d'autres les ont laissées filer. La culture joue un rôle singulier dans votre vie. Vous cultivez votre style personnel, qui est élégant et exclusif, libre des caprices de la mode. Votre idéal, sur lequel vous basez votre vie, est le plaisir raffiné. Vous appréciez un certain niveau de culture — voire un niveau certain — de la part des gens avec qui vous vous associez.

9. Introspectif — sensible — réfléchi. Vous en venez aux prises plus fréquemment et plus à fond avec vous-même et votre environnement que la plupart des gens. Vous détestez la superficialité; vous préféreriez être seul plutôt que de devoir subir le papotage. Mais vos rapports avec vos amis sont fortement intenses, ce qui vous donne la tranquillité intérieure et l'harmonie dont vous avez besoin pour vous sentir bien. Cependant ce n'est aucunement un problème pour vous d'être seul pendant des périodes prolongées: vous ne vous y ennuyez pas.

* * *

Bon — mais, euh... c'est pas ça, le test! Le test, c'est — maintenant — d'identifier laquelle des réponses qui suivent correspond le mieux à votre expérience...

A. Bon, enfin, MJ qui publie quelque chose d'intéressant, de sérieux et d'utile sur son blog, c'est pas trop tôt!

B. Nul à chier! MJ a dû rester trop longtemps dans la salle d'attente de son dentiste à feuilleter de vieux numéros de Elle-Québec...

C. Je ne crois évidemment pas à ces tests à la con, m'enfin, j'y ai répondu quand même, par égard pour MJ qui s'est donné la peine de le publier, et... maudite marde... ça marche!

D. Je ne crois évidemment pas à ces tests à la con, m'enfin, j'y ai répondu quand même, par égard pour MJ qui s'est donné la peine de le publier, et... comme je le pensais, c'est bel et bien un test à la con!

E. Wow, man, le gars qui a dessiné ces images-là, il devait en avoir fumé du pas mal buzzant!

7.3.07

Jean Baudrillard (1929-2007)


Petit florilège à la mémoire d'un bullshitteur de génie



*

Les citoyens sont si souvent sondés qu'ils en ont perdu toute opinion.
Cool memories I (1980-1985)

*

La séduction représente la maîtrise de l'univers symbolique alors que le pouvoir ne représente que la maîtrise de l'univers réel.
De la séduction
*

À celui qui souffre, il doit pouvoir être répondu par la désinvolture, par la complicité avec la part en lui intacte et ironique.
Cool memories II (1987-1990)
*

Le pouvoir n'existe plus que comme simulacre.
Oublier Foucault

*

Le sujet peut désirer, seul l'objet peut séduire.
Les stratégies fatales

*

Il faut vivre en intelligence avec le système, mais en révolte avec ses conséquences.
Cool memories IV (1995-2000)

*

À une certaine vitesse, celle de la lumière, les choses perdent leur ombre. À une certaine vitesse, celle de l'information, les choses perdent leur sens.
La guerre du Golfe n'a pas eu lieu

*

Au fond, l'objet se moque des lois dont on l'affuble, il veut bien figurer dans les calculs comme variable sarcastique et laisser les équations se vérifier, mais la règle du jeu, les conditions auxquelles il accepte de jouer, personne ne les connaît, et elles peuvent changer d'un seul coup.
Les stratégies fatales
*

La misère du monde est tout aussi visible dans la ligne et le visage d'un mannequin que dans le corps squelettique d'un Africain.
Cool memories IV (1995-2000)

5.3.07

Tag extrême...

J'avais promis à VA de répondre à sa... TAG-invitation mais... à ma manière...

Eh bien... voici la manière de réponse de MJ!

La question est donc: POURQUOI...

Pourquoi aimons-nous ce gars-là — ou pourquoi ne l'aimons-nous pas?







Pourquoi sera-t-il notre prochain premier ministre — ou pourquoi sera-t-il plutôt, très bientôt, un autre «mais-où-est-il-donc-passé-au-fait-celui-là», comme... Charlie — ou comme... l'autre, là, vous vous souvenez?



Réponses possibles — mais non exhaustives:

Parce qu'il est beau...
Parce qu'il est gai...
Parce qu'il jeune...
— et, donc, crisse, parce qu'il doit pogner pas mal plus que moi, fait que... qu'il mange de la schnoutte aux omégas 3, l'enfant d'nanane...

Parce qu'il vient d'une famille bourgeoise...
Parce qu'il a étudié à Brébeuf...
Parce qu'il s'habille chez Holt-Renfrew...
Parce qu'il fait chier en masse, de ce fait
— et, donc, qu'il aille se faire voir chez les Grecs de Harvard... Au Québec, on vote pour des hommes... rassurants comme Lulu et habillés drab comme Bernard Landry, ou les deux, comme Parizeau...

Parce qu'il se présente dans le 514 plutôt que dans le 450 ou dans le 418...
Parce qu'il a dit que la p'tite joueuse de soccer musulmane pouvait parfaitement jouer avec son hijab et que — non, le crucifix derrière le fauteuil du président de l'Assemblée nationale, désolé, c'est pas vraiment sa place...
Parce qu'il n'a pas l'air d'avoir grand chose d'autre à dire, par contre, comme le suggérait un peu cruellement Daniel Pinard il y a peu...
Parce qu'il a l'air de sourire à l'aide de Photoshop...
Parce qu'il a de grosses papattes, comme disait mon ex...

Parce que nous nous sentons bien, heureux et confortables (comme dans: gros, gras, forts et bêtes..., ou encore, comme dans: y fait chaud, ça pue, on est ben...) avec les Jean Chrétiarest de notre histoire, les Couillards barbus qui nous promettaient de régler les urgences - y êtes-vous allés, kekun, récemment??? - les Fournier qui ne se souviennent pas d'avoir lu un seul roman qui leur a ramoné les hormones et/ou l'imagination dans leur adolescence, les Picotte qui se pensent encore en 19-tranquille, les vendeurs de chars usagés et de parcs nationaux...

Parce que nous trouvons Françoise David plus sexy et plus réaliste que lui... (euh... non... ça, c'est dur... Par contre, elle a réussi à se trouver, dans la circonscription électorale de MJ, une candidate qui, elle, par comparaison, fait paraître la cheftaine QS terriblement sexy... Fô quand même le faire, avouez!)
Parce que Mario Dumont a l'air de virilement savoir où il va (comme disait Yogi Berra: «quand la route bifurque devant toi, prends-la!»)...
Parce que AB est le chef d'un parti qui n'a plus rap, et dont l'avenir est... derrière lui?
Parce que it is the economy, stupid?
Parce que, de toute façon, quand on vote Mitterrand, Allende, Lévesque, Chavez, Ségolène ou Front populaire, ça revire toujours mal, anyway, et on finit par pogner un down carabiné qui, à la longue, nous use le désir de même aller voter???


Eh bien... voilà, chers / chères blogteurs / blogtrices, merci de vos... feedbacks...



4.3.07

Histoire... verte

En clin d'œil à Fr. — qui m'a presque fait craindre qu'il se moquait de moi...

C'est l'histoire de deux enfants, un garçon et une fille, disons, ou l'inverse, si vous préférez, ou deux garçons et deux filles, on a l'esprit ouvert, dans ce blog, et ça n'a de toute façon aucun rapport avec l'histoire, d'accord? Donc, les deux enfants partent dans la forêt cueillir des champignons bios, disons (ici encore, mind you, on s'en fout assez, si ça se trouve.) Tout à coup, l'un des enfants fait signe à l'autre de s'arrêter:
— Chhhttt... T'as entendu?
Et, de fait, quelques instants plus tard, se fait de nouveau entendre une petite voix, faible et plaintive:
— Aidez-moi, je vous en prie!
Les deux enfants se regardent, étonnés.
— Qu'est-ce que c'est que ça?
— Comment veux-tu que je le sache!
Alors ils se mettent à fouiller dans les hautes herbes. Puis, la petite voix se fait de nouveau entendre, plus rapprochée, cette fois:
— Aidez-moi, je vous en prie!
Les deux enfants accélèrent leurs recherches et, tout à coup, l'un des deux fait Oh! en se penchant dans l'herbe. En se relevant, il tient dans sa main une minuscule grenouille verte.
— Oh, je vous en supplie, de gémir celle-ci. Embrassez-moi, et je vais me transformer en beau et irrésistible prince charmant...
Les deux enfants se regardent, interloqués. Et, là, celui qui tenait la grenouille dans sa main l'enfouit sans hésiter au fond de son sac-à-dos.
— Ben quoi, fait l'autre, tu ne l'embrasses pas?
— Es-tu fou, de rétorquer le premier. Des princes charmants, y en a en masse. Mais des grenouilles qui parlent, ça, c'est rare en titi!

3.3.07

Le 3 fait le mois...






AH, HIVER...


2.3.07

Mind the gap! — II

Londres, jadis capitale d'un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais («et... vous prendrez bien un nuage de lait dans votre thé, my dear!») compte de ce fait, inutile de le dire, un nombre impressionnant de monuments à la gloire des grands hommes de son illustre et glorieux passé — ici, par exemple, l'amiral Nelson vainqueur de la flotte de Napoléon à Trafalgar...





sur sa célèbre colonne dominant Trafalgar Square...




— y compris quand ces grands hommes furent... des femmes, comme par exemple la mythique reine Boadicéa (dont on dit qu'elle tint tête aux Romains, qui etaient, all in all, les Anglais de l'époque...)


ou la très — euh... également mythique — reine Victoria (à qui l'on doit la célèbre exhortation: «Faites ce que vous voulez, mais, pour l'amour du ciel, évitez de faire peur aux chevaux!» )



Et, bien sûr, on retrouve cette statuaire grandiose (et un peu pompière, disons...) dans toutes les grandes villes du monde.

Saviez-vous, d'ailleurs, curieux blogteurs, que Montréal possède elle aussi sa propre colonne Nelson, depuis 1809 — c'est-à-dire exactemernt 33 ans avant Londres — avant, oui, oui, vous avez bien lu, pas après, vous voyez bien que c'est pas pour rien que le Canada est le plus meilleur pays du monde en c'moment-ci.



Mais voici quelques-unes de mes préférées — de sculptures londoniennes urbaines — qui représentent non pas des personnages historiques illustres, mais bien d'illustres personnages... fictifs — quoique, bizarrement — trouvez pas? — d'autant plus... humains?

Le plus gand détective de tous les temps, près de son mythique appartement du 221 b Baker St. ...




Le célèbre ourson oublié, assis sur sa valise, à la gare de Paddington...




Et... l'unique Charlot, dans la cohue de Leicester Square!