15.2.07

Mon amoureuse...


Spécial semaine de la Saint-Valentin







En cette semaine de la Saint-Valentin, MJ, bien qu'avec les joues qui rosissent et le cœur qui tachycarde, voudrait présenter son amoureuse à ses zamis blogteurs, celle qui partage sa vie depuis près de quatorze ans, maintenant, pour le meilleur et... pour le poil: Gymnopédie



également connue sous le sobriquet de Tannante Infante (avant que sa Reine-Mère de sœur adoptive ne retourne au paradis des chats). Gymnopédie est arrivée devant ma porte, un beau matin du mois de septembre, dans... un sac de papier brun jetée d'une voiture en marche. je pense que la Reine-Mère, elle, aurait pour sa part spontanément préféré que je laisse le sac dans la rue, ou, mieux encore, que j'aille le déposer dans... une poubelle loin, loin de chez nous. Mais vous savez comment ça, parfois, les filles entre elles... :)






14.2.07

L'amour au temps du MagSafe


Spécial Saint-Valentin





Ès
matières amoureuses, nouzôtres, trop-humains post-modernes, avons viscéralement tendance à nous méfier comme de la... gastro, disons (la peste étant désormais plutôt loin de nos mœurs), de la métaphore de l'attachement.

Euh... je ne parle évidemment pas de l'anglicisme à propos des... pièces-jointes, là.

Nous n'aimons pas les images que ce mot fait défiler sur les écrans de notre imaginaire: celle du prisonnier chargé de fers, bientôt livré à ses bourreaux; celle, encore, du navire solidement amarré à quai, empêché de prendre le large; celle aussi, bien sûr, du mustang piaffant, entravé pour devenir cheval de trait, et — horrible entre toutes — celle de Fido en laisse.

*
Un ami me confiait récemment qu'il éprouvait pour quelque personne — je cite — le sentiment d'être... aimanté par elle.

Oui, bon, certes, le rapprochement — aimant / amant — est cute, mais... je crains, chers blogteurs et sympathiques blogtrices, qu'il suffirait de quelques Google-clics pour se rendre compte

1. que nous ne sommes hélas pas les premiers à en avoir eu l'illumination et, surtout,

2. qu'il est — eh oui — on ne peut plus fortuit: les deux mots, en effet, ne proviennent pas de la même étymologie; «aimant» ne vient pas du tout du verbe «aimer» (l'aimant, dans l'imaginaire antique, n'a aucune attirance érotique pour la limaille de fer...) mais plutôt du latin médiéval adamas, qui essayait de rendre ce que le Moyen-Âge comprenait à peu près de l'acier et... du diamant.

Et pourtant, comme eût dit le frère de Xavier Galarneau, au temps jadis, quelle tabarnance de belle idée...
*

Je ne sais pas si c'est propre aux Macs, mais le mien de portable est muni d'une prise électrique... magnétique.

Auparavant, il y avait un certain nombre de manières de — pour parler comme Deleuze et Guattari en leur temps — «brancher ensemble des... machines désirantes»:
- la bonne vieille (quoique bien peu queer ) prise mâle/femelle;
- la vigoureuse (mais quasiment disparue*) prise SCSI qu'il fallait visser, au risque de s'en donner une épicondinite; par contre, ça... tenait la route en titi!;
- la plus récente et plus smooth intromision USB; mais ne vous avisez surtout pas de vous en retirer n'importe comment, comme le patriarche Onan: vous risqueriez de grôsses pertes...

Le branchement circuit de mon petit bolide tient, pour sa part, à un bidule aimanté — MagSafe, de son p'tit nom™ —, qui se fixe de manière super solide, mais que, si on tire dessus par mégarde ou par inadvertance (l'inadvertance étant le mot qu'on retrouve dans le Grand Littré pour dire: eille, j'ai pafaitexiprèlôOK?), on ne risque ni tandinite ni perte logicielle séminale. Comme disent les prospectus:
«[Ce nouveau Mac] innove avec un nouveau connecteur d'alimentation magnétique, MagSafe. Ce connecteur permet de protéger l'ordinateur si l'on bute dans le fil lorsque le portable est raccordé au secteur. En effet, le fil d'alimentation est alors déconnecté du MacBook Pro, afin d'éviter que ce dernier ne subisse de dommages.»

En d'autres termes, ça tient à cause du magnétisme de la plogue.

Ça s'attache... en s'aimantant.

Et quand on s'enfarge dedans par mégarde (ou... par inadvertance...), ben... ça se détache sans catastrophe et ça se désaimante sans dommages.

Mais ça peut tout aussi bien, mind you, se rabibocher le AC/DC dare dare et derechef, sans dol et tout de go. D'ailleurs, comme c'est aimanté, v'z'avez même pas besoin de viser parfaitement juste. Vous rapprochez et... si ça se trouve, ça se rebranche 10/5 comme si de rien n'avait été...


Ah non, vraiment, on n'arrête pas le progrès.

*

Joyeuse Saint-Valentin, chers blogteurs et chères blogtrices.
Et, pour le dire à la manière de notre Tweety à tous,





I
wov you!








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* Eh bé... non, pantoute... J'ai dû faire une présentation Power Point pas plus tard qu'hier après-midi, dans une salle de classe, et... plus SCSI que ça pour le branchement projecteur, c'était Hendrix à Woodstock... O tempora!

13.2.07

Ouimaisyapasqu'àParis...


Spécial semaine de la Saint-Valentin









Dialogue amoureux — urbain! — sur les murs de mon quartier...







12.2.07

Ça, c'est (mon...) PAREE! — IV


Spécial semaine de la Saint-Valentin








L'amour à Paris: quelques images, en vrac et pêle-mêle...


Lèvres pulpeuses de la fontaine de Niki de Saint-Phalle...


Amants du Pont-Neuf ou Baiser de la Conciergerie?


«Je m'en vais voir...»






Il n'est bon bec que du... Québec!


Abélard et Héloïse (Père-Lachaise)

Sa mort nous sépare, ma mort ne nous rapprochera pas. C'est ainsi;
Il est déjà beau que nos vies aient pu si longtemps s'accorder.»




«Les escaliers de la Butte sont durs aux miséreux...

Les ailes du moulin protègent les amoureux...»

*

Juillet 2003, été de la grôsse canicule. Un mignon petit couple de titis parisiens très fièrement shoppinging ensemble, là, rue d'Arcole, à deux pas de Notre-Dame...



... et — n'est-ce pas attendrissant —, partageant un semblable serre-tête jaune.



Mais observez bien: non seulement les deux tourtereaux ont-ils en outre inversement coordoné le haut et le bas de leurs vêtements, mais ils ont aussi — il faut le faire! — partagé leurs paires de Puma jaune et bleu...





That's love in Paree, folks!... :)



11.2.07

Brèves de dimanche soir, III


Spécial semaine de la Saint-Valentin

en clin d'œil à P.







Sue Wong épouse Lee Wong. Sue est bientôt enceinte puis, vient le moment de l'accouchement. C'est un beau bébé, joufflu et bien en santé, mais... il a les cheveux blonds bouclés et ses yeux, tout bleus, ne sont absolument pas bridés. L'infirmière de service félicite les parents. «Et comment allez-vous l'appeler?» «Eh bien, de répondre le père en se grattant le crâne, perplexe, deux Wong ensemble, normalement, ça ne donne pas un bébé blanc... Je crois donc que nous allons l'appeler: Sum Ting Wong.

*

Un homme dans la cinquantaine, vêtu d'un costume sombre, assez bel homme aux entournures, se rend au bureau de poste avec 500 cartes de Saint-Valentin. Sur chaque enveloppe il colle un timbre en forme de cœur, puis il y asperge quelques gouttes d'un parfum aussi musqué que viril. Sur chaque carte, il a dessiné un énorme cœur avec cette inscription, en rouge vif: «Je te veux, beauté. Devine qui je suis?»
La dame du bureau de poste, aussi intriguée qu'impressionnée, ne peut s’ empêcher de lui dire:
— Oh vous, mon Dieu, vous êtes un vrai Don Juan, ça s'peut pas!…
— Pas du tout, fait l'homme, imperturbable, en lui tendant sa carte de visite: maître Jacques Tremblay, avocat spécialisé dans les causes de divorces.

*


9.2.07

«Tu t'es faite belle, ma ville...

pour recevoir ton prince...»






1953. C’est en ces termes que Paul-Émile LÉGER, revenant de Rome où il venait tout juste d’être créé cardinal par le pape Pie XII, s’adressait à Montréal — dont il était devenu archevêque trois ans auparavant.

(Ce qui en amena plusieurs à croire que celui à qui on allait un peu irrévérencieusement donner le surnom de «Kid Kodak» — devinez pourquoi… — était sans doute un peu fou — ou au moins, en tout cas, un peu… folle).






Ce billet, blogteurs, que l’on me comprenne bien, ne vise pas à bitcher un prince de l’Église une, sainte, catholique, apostolique et archaïque — au surplus retourné depuis des lustres dans le sein d’Abraham. Il a plutôt pour objectif de rappeler qu’il fut un temps, pas si lointain quand même (à peine une petite cinquantaine d’années, quoi), où on était encore capable — eh oui, sans rire — de trouver Montréal… belle.

Alors que, maintenant, à part son maire qui est payé pour dire : «Chhhhhht! voyons, on dit pas ça!», tout le monde voit bien que… oui, certes, Montréal a un prodigieux potentiel de beauté, mais il n’empêche : à trop d'égards, cette ville est incroyablement aussi sale que transversale, moche, dégueulasse, laissée à l’abandon, tiersmondiale. Name it.

Ne me croyez d'ailleurs pas sur parole, just have a look around. (Et MJ vous reviendra sur les nids de poules quand il sortira son 49cc de la naphtaline… Vous ne perdez rien pour attendre!!!)

Je vous signale en outre que je n’ai pas passé trois semaines de ma vie à prendre ces images, là, essentiellement prises aller-retour au boulot ce matin. Imaginez ce dont le froid de canard de ces jours-ci vous aura épargné comme reportage-photo...









Mais regardez bien les clichés qui suivent. Vous y aurez bien sûr reconnu la station de métro Beaudry, que d'aucuns voudraient qu'elle prenne aussi le nom du VILLAGE — dont elle est effectivement le centre. Ou...

(Mais j'entendrais presque encore ma chère mère, là: «Mentana, taisez-vous, vous allez encore dire une exagération...»)



S'il vous arrive de passer dans le coin, vous aurez sûrement remarqué, à droite, l'immeuble qui logeait jadis le Presse-Café et dont le mur menace de s'écrouler de jour en jour, depuis des mois. Et qu'a-t-on fait pour y rémédier, notamment à la veille de la tenue des premiers Outgames qui attirèrent dans le quartier des centaines de visiteurs du monde entier? Eh bien... on a installé d'horribles arc-boutants (si j'ose employer un aussi joli mot pour décrire ÇA!) qui rouillent depuis des mois, et voilà le travail, pourquoi s'en faire, ça tient? non mais.



Mais… attention, là: MJ est sans doute parfois un peu... bougonneux aux entournures, certes, mais il ne croit pas être franchement facho. En tout cas, il n'en revendique pas ouvertement la posture!!

Loin de moi l’idée, donc, de vouloir opposer à Montréal le modèle de villes comme Toronto, Québec, Genève ou Singapour, si ça se trouve, cités trop louchement propres-en-ordre à mon goût pour être vraiment honnêtes et réellement vivables.

Qui, en effet, souhaiterait vraiment vivre dans une ville où les hippies sont interdits devant la gare, où vous vous chopez une amende salée pour avoir mâché de la gomme en public, et où ça vote ADQ pour punir le PQ de ne pas avoir supporté Jeff Filion!

À Paris, peut-être, en revanche, qui, pourtant dix fois plus grosse que Montréal et, entre autres choses, productrice d’une incommensurable quantité de caca de chiens, a tout de même pris les moyens pour avoir l’air encore pimpante — malgré ses 2000 ans et bien des poussières — comme... Jeanne Moreau, là, dans La vieille qui marchait dans la mer...



Mais là, un doute m'étreint, fidèles blogteurs — comme un bestial boa broyant un frêle faon: ai-je un peu... raison où suis-je en train de revirer aussi réac que Lucien Bouchard et Denise Bombardier réunis dans le même édito???

Babwa'NetB, VA, P et C et autres SW, MW compris, AK47 et WD40... SUS, et... Montjoye-Saint-Denys!

Et merci de... réagir à ces... indignations...

Et, comme recommanderait sans doute SW™, on reprécise les questions, là, les zamis:
- Montréal est-il/elle si sale que ça, oui ou merde?
- Est-ce facho (ou, au moins... lucide...) de le penser, en tout état de cause?
- Siwi / Sinon... pourkwa...
- et... euh... comment que, peut-être, si que... ben... ça pourrait... être autrement...

Banzaï!