4.3.07

Histoire... verte

En clin d'œil à Fr. — qui m'a presque fait craindre qu'il se moquait de moi...

C'est l'histoire de deux enfants, un garçon et une fille, disons, ou l'inverse, si vous préférez, ou deux garçons et deux filles, on a l'esprit ouvert, dans ce blog, et ça n'a de toute façon aucun rapport avec l'histoire, d'accord? Donc, les deux enfants partent dans la forêt cueillir des champignons bios, disons (ici encore, mind you, on s'en fout assez, si ça se trouve.) Tout à coup, l'un des enfants fait signe à l'autre de s'arrêter:
— Chhhttt... T'as entendu?
Et, de fait, quelques instants plus tard, se fait de nouveau entendre une petite voix, faible et plaintive:
— Aidez-moi, je vous en prie!
Les deux enfants se regardent, étonnés.
— Qu'est-ce que c'est que ça?
— Comment veux-tu que je le sache!
Alors ils se mettent à fouiller dans les hautes herbes. Puis, la petite voix se fait de nouveau entendre, plus rapprochée, cette fois:
— Aidez-moi, je vous en prie!
Les deux enfants accélèrent leurs recherches et, tout à coup, l'un des deux fait Oh! en se penchant dans l'herbe. En se relevant, il tient dans sa main une minuscule grenouille verte.
— Oh, je vous en supplie, de gémir celle-ci. Embrassez-moi, et je vais me transformer en beau et irrésistible prince charmant...
Les deux enfants se regardent, interloqués. Et, là, celui qui tenait la grenouille dans sa main l'enfouit sans hésiter au fond de son sac-à-dos.
— Ben quoi, fait l'autre, tu ne l'embrasses pas?
— Es-tu fou, de rétorquer le premier. Des princes charmants, y en a en masse. Mais des grenouilles qui parlent, ça, c'est rare en titi!

3.3.07

Le 3 fait le mois...






AH, HIVER...


2.3.07

Mind the gap! — II

Londres, jadis capitale d'un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais («et... vous prendrez bien un nuage de lait dans votre thé, my dear!») compte de ce fait, inutile de le dire, un nombre impressionnant de monuments à la gloire des grands hommes de son illustre et glorieux passé — ici, par exemple, l'amiral Nelson vainqueur de la flotte de Napoléon à Trafalgar...





sur sa célèbre colonne dominant Trafalgar Square...




— y compris quand ces grands hommes furent... des femmes, comme par exemple la mythique reine Boadicéa (dont on dit qu'elle tint tête aux Romains, qui etaient, all in all, les Anglais de l'époque...)


ou la très — euh... également mythique — reine Victoria (à qui l'on doit la célèbre exhortation: «Faites ce que vous voulez, mais, pour l'amour du ciel, évitez de faire peur aux chevaux!» )



Et, bien sûr, on retrouve cette statuaire grandiose (et un peu pompière, disons...) dans toutes les grandes villes du monde.

Saviez-vous, d'ailleurs, curieux blogteurs, que Montréal possède elle aussi sa propre colonne Nelson, depuis 1809 — c'est-à-dire exactemernt 33 ans avant Londres — avant, oui, oui, vous avez bien lu, pas après, vous voyez bien que c'est pas pour rien que le Canada est le plus meilleur pays du monde en c'moment-ci.



Mais voici quelques-unes de mes préférées — de sculptures londoniennes urbaines — qui représentent non pas des personnages historiques illustres, mais bien d'illustres personnages... fictifs — quoique, bizarrement — trouvez pas? — d'autant plus... humains?

Le plus gand détective de tous les temps, près de son mythique appartement du 221 b Baker St. ...




Le célèbre ourson oublié, assis sur sa valise, à la gare de Paddington...




Et... l'unique Charlot, dans la cohue de Leicester Square!


28.2.07

Les pieds dans la slotche

Old sneakers never die, they just fade away


Stupendous Woman, dont j'ai déjà évoqué le blog il y a quelque temps, a entrepris récemment une série de chroniques montréalaises destinées à mieux faire apprécier aux estrangers les curiosités et idiosyncrasies de la métropole québécoise. Vous pouvez vous y rendre vous-mêmes en cliquant ici, mais je prends la liberté d'en citer un extrait qui me semble singulièrement pertinent:
«Because our weather is always so atypical, it logically follows that the Montreal idea of what constitutes “weather-appropriate gear” is, as a general rule, extremely confused. Let’s just put it this way: if there is one place and time where UGG boots would be appropriate, it is Montreal in the winter.


It just so happens that, contrarily to the situation in Hollywood, where no one needs sheepskin boots, most shoe stores here do not sell UGGS, nor anything, for that matter, that is likely to really protect your feet from frost-bite. Noooo... Although some of us somehow manage to find acceptable snow boots, Montreal remains the paradise of women wearing spike heels in four feet of snow and of men wearing trendy sneakers in two inches of sidewalk slush, both genders happily treading on the back of their untucked pant legs.»
Mentana Jones étant natif de la Balance, le signe absolu de la guenille et des fashion victims, il souhaite apporter sa propre contribution à ces instructives considérations. (Ça compensera un peu, disons, pour le sérieux (enfin... relatif) de certains de ses récents posts.) Comme, par ailleurs, selon l'astrologie philippine, il a un très fort ascendant Imelda, on ne lui en voudra pas de s'en tenir à corroborer — en les précisant — les observations de SW en ce qui concerne les chaussures le plus souvent portées par les mâles montréalais dans leur slotche urbaine.

Mais, d'abord, une petite réserve, tout de même: SW, s'il lui arrive de me lire, sera sûrement d'accord quant au fait qu'il y a tout de même au moins un inconvénient majeur réel et objectif au port des UGG boots à Montréal en dépit de l'indéniable (ré)confort qu'elles seraient susceptibles d'offrir à des milliers de pieds transis: avec tout le sel, le calcium, le sable (et les autres substances dont il vaut probablement mieux ne pas trop savoir en quoi elles consistent) que l'on épand sur les trottoirs et la chaussée de la ville, ces bottes — dont l'intérieur est en mouton-n'ayant-pas-forcément-été-testé-sur-un-animal mais dont l'extérieur a bien l'air d'être en bambi véritable — n'y survivent simplement pas une semaine sans avoir l'air aussi lépreuses qu'un calvaire breton, et plus imbibées que Gainsbourg et Bukowsky au last call.

Cela dit, SW a absolument raison pour ce qui concerne le look des ourlets des pantalons ayant à subir les sévices de l'hiver montréalais.


Mais qui voudrait vraiment avoir l'air de travailler dans un bureau où l'on a le droit de porter un jeans le vendredi — à condition qu'il soit, comme on dit avec l'accent de Sainte-Foy ou d'Outremont: «prrrrroprrrrrre»?!


Mais revenons à nos chaussons...

À vrai dire, le principal intérêt de préférer les sneakers, running shoes, tennis, espadrilles et autres baskets aux bottes quelque peu conséquentes — mais, en plus, je vous le demande: QUI, à part un flo en «habit de neige» (ou à moins de ne porter QUE ça sur la photo de janvier d'un calendrier XXX), qui aurait vraiment envie de porter ces... choses ?!?



— donc, le principal intérêt de préférer les sneakers, running shoes, tennis, espadrilles et autres baskets aux bottes quelque peu conséquentes tient au fait que ça leur permet beaucoup plus rapidement d'avoir l'air enfin vraiment crades, trash et destroy.


Et, de ce fait, comme il va sans dire, de ne pas survivre trop longtemps à l'arrivée des nouvelles collections...

Alors, estimés blogteurs, que vous soyez Adidas ou Puma...



Van's Yo ou Van's Emo Kid...



ou encore que, considérant que vous n'avez qu'une vie à vivre, vous estimiez que c'est en Converse qu'il convient absolument de la traverser...


... ô piétons montréalais, bonne fin d'hiver au pays de la slotche...





en attendant d'avoir, l'été prochain, de nouveau un terrible dilemme à trancher: Crocs ou Havaianas?!?...






25.2.07

Logos&bébés

Logos

Depuis le début de la campagne électorale, nous sommes, comme d'habitude, inondés de publicités partisanes qui atteignent des cimes d'insignifiance — pour ne pas dire des abîmes de désolation. (Euh... c'est un vieux truc mnémotechnique qui vient de me revenir à la mémoire, là, en lien avec l'orthographe de ces deux mots périlleux — cime et abîme, c'est-à-dire, pour se rappeler où mettre le fichu accent circonflexe: «Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme»...)

Oui, oui, je sais, Madame Jones passait son temps à me le dire: «Junior, vous vous écartez, là...»

Je sais, je sais... Revenons donc à...

En fait — et en plus —, mon but n'est pas (en tout cas, pas ce soir!) de bitcher la campagne électorale mais plutôt d'attirer votre attention, chers blogteurs, sur le fait suivant: si le Parti libéral a conservé le bon vieux logo qu'on lui connaît depuis des lustres,


le Parti québécois et l'ADQ, pour leur part, ont remplacé le leur par de toutes nouvelles signatures graphiques.
___

Mais là, j'avoue que j'aurais besoin d'aide pour comprendre le sens de ces... changements. Je veux dire: je ne suis pas certain d'avoir jamais vraiment compris ce que représentait l'espèce de... plumeau ou de diadème (?!?) de l'ancien logo adéquiste:

Mais, que diable est-ce que ce... V échoué sur le flanc, là, comme une barque de pêche prenant l'eau, entre le A et le D du nouveau???

Le symbole historique du PQ, lui, avait au moins un certain intérêt: il tentait de réunir (Hegel aurait peut-être hasardé: synthétiser...) le bleu et le rouge des plus anciennes traditions politiques québécoises (les «Bleus» et les «Rouges»), et la queue de son Q évoquait une espèce d'autoroute... de l'indépendance émergeant de la pénombre d'un long tunnel.

Un peu lourd, d'accord, mais quand même assez clair, kwa...


Je suppose que le nouveau vertuisme vert peut assez bien expliquer le remplacement du rouge par le vert, mais quelqu'un peut-il m'aider à comprendre l'idée de donner à la queue du Q à peu près 17 degrés counterclockwise???

Si ça se trouve, on finirait par trouver assez rafraîchissants, ma foi, et tout compte fait — euh... je parle toujours de graphisme, là, bien entendu! — les logos des deux nouvelles formations politiques en lice:

celui du Parti vert — pas exagérément subtil, certes, mais au moins... clair, lui, et, mon Dieu... non dénué de... swing — pour ne pas dire d'élégance!



et celui de Québec solidaire — quoique ce dernier ait un peu tendance à ressembler à une illustration de manuel de catéchèse des années 70 (mais qui aurait flirté avec le papier entête d'une agence de l'ONU ou... carrément forniqué avec le logo d'une fédération olympique...)



*

Bôbébés

Deux récents — et fort beaux! — bébés arrivés dans l'entourage de MJ ces derniers jours...

Alice




et Victor




la première étant quasiment une pure-sang saguenéenne, le second devant bientôt aller faire ses dents au... Royaume.

C'est ben pour dire, lâ, lâ, chèèèèèèèr(e)....

*

Si ça se trouve, MJ est pas mal touché par tant de...

vie...

Encore que... lui revienne à la mémoire ces — si douloureusement beaux — mots de Yourcenar dans Alexis ou le traité du vain combat: «On ne sait jamais, devant les nouveau-nés, quelle raison de pleurer leur fournira l'avenir»...

Mais, tout compte fait, c'est sûrement mieux ainsi: trouveront eux-mêmes, les flos, lâ, lâ...





23.2.07

Au coin de la rue, euh... VI

Les Montréalais le connaissent — quoique peu nombreux sont ceux qui savent son nom — depuis son installation, en février 1972; il y a 35 ans tout rond, donc, ces jours-ci. Les touristes le découvrent avec un sourire un peu étonné, au coin de la rue Saint-Denis et de l'avenue Sherbrooke.



Mais il a changé de coin de rue à quelques reprises; on l'a abîmé, vandalisé, réparé, enduit d'une surface polymérisée pour réduire le risque de nouveaux outrages, repeint, rafraîchi de nouveau...

C'est le Malheureux magnifique,


œuvre monumentale du sculpeur Pierryves Angers, qui écrit à son sujet:

«Par son caractère asexué et ses mains de quatre doigts ni gauche ni droite, cette stylisation de la forme humaine vous appelle silencieusement à une réflexion intime sur la condition humaine et la vôtre en particulier. Concrètement devenu avec les années par sa notoriété un lieu de rendez-vous par excellence, elle vous convie tout en douceur par son attitude de repli protecteur à refaire les liens essentiels qui unissent vos vas et vient (sic) quotidien et le destin fondamental de votre vie et de votre présence sur cette petite parcelle de l'univers.»




Surtout quand l'hiver n'en finit plus de finir...